Activprompt: Le genre d'outils que l'on veut et voir se développer

Dan Meyer suggère que les élèves devraient faire plus d'abstraction en mathématique. Riley Lark a construit une application très intéressante qui permet de recueillir les idées brutes des élèves. (il est aussi le créateur d'ActiveGrade http://activegrade.com)

Activprompt vous permettra de créer vos propres avtivités avec vos images. Nous sommes dans la même lignée de Dave Major qui avait fait cette activité: http://testing.davemajor.net/triangles/

Je crois que je l'utiliserai lors de l'introduction à la fonction affine et à la fonction de variation inverse.

Je vous invite à tester les outils que j'ai créé en voyant les résultats ici: Fonction affine et fonction de variation inverse.

Vous trouverez l'application ici: http://activeprompt.herokuapp.com/

Et voici une explication de Riley Ark de l'application.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=MrefBo9u04k[/youtube]

 

Le futur des livres numériques en mathématique

J'avais déjà parlé de la conférence de Dan Meyer sur la production de matériel pédagogique numérique. Lors de cette conférence, Dan proposait une activité sur la congruence de triangles. J'avais moi-même essayé de bâtir une activité du même type dans un contexte d'un portable par élève et l'utilisation du TNI. Je n'étais pas satisfait.

Voici donc une activité de ce qui sera le futur des livres numériques: http://testing.davemajor.net/triangles/

Allez faire l'activité avec les contraintes demandées. Entrez votre nom et cliquez sur le bouton "Share".

Ça me donne vraiment envie de produire du matériel pédagogique. Disons que mes dernières activités technos écrites pour les Éditions CEC sont tellement à des années-lumières de celle-ci. Nous sommes évidemmment dans un contexte papier alors assez difficile de faire mieux.

Les 3 actes d'une histoire mathématique (Dan Meyer)

Raconter une histoire nous donne un cadre pour certaines tâches mathématiques qui est à la fois assez prescriptif pour être utile et suffisamment flexible pour être utilisable. Plusieurs de ces histoires se divisent en trois actes, chacun d'eux collant parfaitement à ces tâches mathématiques.

 

Acte 1

Présenter le conflit central de votre histoire/tâche clairement, visuellement, viscéralement, en utilisant le peu de mots possible.

Avec Jaws, votre premier acte ressemblera à ceci:

Le visuel est clair. La caméra est au focus. Elle ne sautille pas pour que vous puissiez garder votre attention sur la scène. Il n'y a pas de mots. Et c'est viscéral. Vous vivez un stress et vous commencez à avoir peur.

En mathématique, votre premier acte ressemblera à ceci:

Le visuel est clair. La caméra est verrouillée sur un trépied et cible la scène. Aucun mot n'est nécessaire. On ne dit pas que l'on paierait pour résoudre ce problème mathématique, mais vous avez une réaction viscérale à l'image. Elle pique votre curiosité.

Ne laissez personne de côté pour votre premier acte. Votre premier acte ne devrait demander que le minimum des élèves au niveau du langage et des mathématiques . Il devrait demander peu et offrir beaucoup.

 

Acte 2

Le protagoniste/élève surmonte des obstacles, cherche des ressources et développe des nouveaux outils.

Avant qu'il résolve son plus grand conflit, Luke Skywalker en résout plusieurs plus petits: trouver un vaisseau, trouver la princesse, trouver les plans de l'Étoile Noire pour les rapporter à la Rébellion, etc. Il forme une équipe. Il développe de nouvelles habiletés.

Tel est le cas pour votre deuxième acte. Quels ressources vos élèves auront-ils besoin pour résoudre leur conflit ? La hauteur du panier de basketball ? La distance jusqu'à la ligne de 3 points ? Le diamètre du ballon ?

Quels outils ont-ils déjà ? Quels outils pouvez-vous les aider à développer ? Par exemple, ils auront besoin de la fonction quadratique. Aidez-les avec ceci.

 

Acte 3

Résoudre le conflit et mettre en place une suite/extension.

Le troisième acte est payant et est en lien avec le travail effectué au deuxième acte et la motivation de l'élève lors du premier acte. Voici le troisième acte de Star Wars.

Voici une belle résolution. Imaginez lorsque Luke tire son dernier coup, au lieu de voir l'Étoile Noire exploser, la scène nous transporte dans la salle des commandes de la Rébellion. Pas d'explosion. Seulement le commandant qui nous annonce que la mission a été un succès.

C'est ce qui arrive aux élèves qui résolve leur conflit en trouvant la réponse à la fin du manuel.

"Le ballon va entrer dans le panier".

Si nous avons motivé nos élèves suffisamment dans le premier acte,il faut que ce soit une paie satisfaisante dans le troisième acte. Un peu comme ceci:

 

Souvenez-vous de Darth Vader qui s'enfonce dans l'espace, qui jette les bases pour le deuxième film, l'Empire contre-attaque. Vous devez être Vader. Assurez-vous que vous avez des problèmes pour assurer le suivi lorsque les élèves ont terminé.

 

Conclusion

Plusieurs enseignants prennent le deuxième acte comme leur définition de tâche. Offrez trois exemples détaillés au tableau avec vingt exemples que les élèves doivent faire. Il est clair que le deuxième acte n'est plus notre travail. Du moins, pas la majeure partie. Vous êtes l'une de plusieurs personnes que les élèves peuvent consulter lorsqu'ils recherchent ressources et outils.

Dorénavant, la valeur que vous apportez à votre classe de mathématiques sera payante dans le premier et troisième acte, votre capacité à motiver dans le deuxième acte et ensuite sera payant sur le travail effectué par les élèves.

(Traduction libre du blogue de Dan Meyer, que vous retrouverez ici: http://blog.mrmeyer.com/?p=10285)

Les escaliers

Une traduction libre d'une proposition d'activité de Dan Meyer:

Trouver un escalier. Calculer la pente. Décrivez comment vous l'avez fait. Prenez une photo.

Vos élèves doivent ensuite déterminer les escaliers les plus et les moins inclinés. Par la suite affichez ces photos à l'avant de la classe. Vous allez faire tout un plat sur ces photos. Et pourquoi pas une récompense sur les meilleurs escaliers ?

Une chose intéressante à propos de la pente, c'est qu'il n'a pas une unité, vous n'avez donc pas besoin d'un ruban à mesurer ou d'une règle pour la calculer. Tout ce que vos élèves ont en main va fonctionner, y compris leurs mains.

Soyez prêt pour une discussion controversée sur la différence entre la profondeur des marches et la hauteur des marches. Il est possible d'avoir des mesures qui sont extrêmement peu profondes, mais trop grandes pour quiconque de grimper. Faites "mariner" un peu vos élèves avec celui-là !

Soyez prêt également pour les étudiants qui à chaque fois qu'ils vont monter un escalier vont voir des mathématiques.

C'est vraiment un travail merveilleux que vous avez !

L'article original est ici: http://blog.mrmeyer.com/?p=11824

Un de mes articles précédent sur le même sujet: http://lapageadage.com/?p=381